Où on travaille: Sénégal

Cultivalia Senegaal  existait bien avant d’être une association registrée. Elle existait car nous nous étions déjà organisés, nous avions déjà fixé quelques objectifs, nous avions déjà tracé les premiers axes de notre stratégie. Mais nous avions encore l’une des tâches les plus importantes à faire : connaître le Sénégal et sa population.

Nous avions décidé de commencer dans la région de Thiès, dans le département de M’bour. Sénégal nous éblouit, avec sa lumière, sa musique, ses paysages incroyables, sa culture et très particulièrement, ses gens. En plus de jouir de toutes les nouvelles expériences que l’on vivait, nous avons essayé d’absorber toute l’information possible concernant le secteur agricole, puisqu’il s’agissait de notre mission dès le début. Nous avons parlé avec plusieurs associations et organisations, auxquelles nous avons demandé quelle était leur perspective, qu’est-ce qu’ils croyaient que nous pouvions  faire pour les aider. Nous avons visité les champs des agriculteurs, en essayant d’emmagasiner tous les détails constatés. D’un côté, nous nous sommes retrouvés avec les cultures que l’on attendait : du millet, du sorgho et des cacahuètes. Celles-ci sont de loin les trois cultures les plus importantes de la région. Mais nous avons trouvé d’autres terrains avec des fruitiers, des légumes, quelques-unes connues en Europe et d’autres autochtones. Nous avons visité les marchés locaux à fin d’avoir plus d’information sur les préférences des sénégalais et la disponibilité des aliments.

Nous voulions leur transmettre notre idée. Nous leur avons expliqué que le fait d’introduire des nouveaux aliments dans leurs régimes pouvait leur faire du bien, nous leur avons parlé de certains de ces nouveaux aliments, comme le quinoa ou l’avocat, cultures qui pourraient s’adapter facilement au climat de la région et qui leur apporteraient des nutriments qui ne sont pas inclus actuellement dans leur régime. Nous leurs avons expliqué aussi comment des petites améliorations techniques, comme la rotation et l’association de cultures ou le perfectionnement dans la gestion des cultures, peuvent augmenter considérablement le rendement.

Après des réunions avec plusieurs collectifs et des débats sur ce sujet, nous avons décidé de commencer à travailler avec la mairie de Nguéniène. Nous avons parlé avec les responsables de la mairie et nous leur avons expliqué ce que nous voulions faire. Ils sont d’accord avec nous sur le fait que la malnutrition est un problème grave dans la région, particulièrement concernant les mineurs, et le fait d’appliquer une amélioration du régime alimentaire est un objectif basique. Nous sommes en train d’établir des relations avec les agriculteurs conjointement pour pouvoir commencer le plus tôt possible à mettre en marche des petits projets de diversification et modernisation.

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